Hotels Palace
Un nouveau label "palace" sera accessible dès le quatrième
trimestre 2010 aux hôtels d'exception classés cinq étoiles et
remplissant certains critères quantitatifs et qualitatifs, a fait
savoir mercredi le secrétariat d'Etat au Tourisme.
Après les cinq-étoiles, les palaces. Bâtiment exceptionnel, histoire
unique ou encore service personnalisé : certains hôtels vont pouvoir
prochainement entrer dans un club, très sélect, que sera celui des palaces.
Ce nouveau label "palaces", le premier du genre en France, devrait
voir le jour d’ici la fin de l’année. Il sera attribué par arrêté ministériel,
sera décerné à une vingtaine d'établissements maximum sur la centaine
de cinq-étoiles comptabilisés à la mi-septembre.
"Il ne s'agit pas de créer une sixième catégorie", a prévenu
Hervé Novelli (à droite sur la photo), secrétaire d'Etat au Tourisme,
avant d’ajouter : "Il ne s'agit pas de minorer la qualité des 5 étoiles
mais de reconnaître quelques hôtels d'exception".
La hausse de fréquentation de près de 17% cet été des hôtels
haut de gamme français - classés 4 et 5 étoiles - est liée à la création
de la cinquième étoile début 2010, selon le secrétaire d’Etat. Ce titre
a attiré les clientèles lointaines à fort pouvoir d'achat, a-t-il assuré.
Une manière aussi de rassurer François Delahaye, directeur général
du Plaza-Athénée, un des auteurs du rapport avec l'ancien patron du
Bristol Pierre Ferchaud, qui a expliqué aux journalistes "avoir souffert
du nombre important d'hôtels 5 étoiles" nés avec la nouvelle classification.
Avant d’obtenir le label pour représenter la quintessence du luxe et
attirer les riches clients du monde entier, les cinq-étoiles devront d'abord
répondre à des critères objectifs renforcés. Parmi les pistes évoquées
figurent : la possibilité de déjeuner sept jours sur sept, l'obligation pour
le personnel de parler anglais ou encore la livraison des bagages moins
de 10 minutes après l'arrivée des clients.
Des critères subjectifs seront ajoutés comme une adresse et un
emplacement prestigieux, un intérêt esthétique avec par exemple la présence
d'oeuvres d'art dans les halls ou les chambres, ou encore un bâti historique
unique et non duplicable, comme une façade en pierre. Un jury de cinq
personnalités - un académicien, un architecte, un capitaine d'industrie,
un grand mécène et un journaliste - remettra ses recommandations au
ministre qui statuera.
Le luxe étant synonyme de durée, une ancienneté "minimum de cinq
années" constituerait "un gage de sérieux", selon le rapport. Actuellement,
les six ou sept établissements qualifiés de "palaces" à Paris rassemblent
1.150 chambres. (source Europe 1)
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