L'art contemporain vous attend à la Fiac
La 37e Foire internationale de l'art contemporain a ouvert ses portes jeudi à Paris. Nos conseils pour l'arpenter au mieux.
La Fiac connaît un succès grandissant. Elle est aujourd’hui une des deux grandes foires d'art contemporain en Europe, avec celle de Bâle. Malgré les grèves, les organisateurs comptent faire au moins aussi bien que l'an dernier, lorsque près de 81.000 visiteurs avait afflué, soit une hausse de 18% par rapport à 2008. Vous n’y connaissez rien en art contemporain mais voulez-vous y rendre ? Voici nos conseils pour l'arpenter au mieux, et ce jusqu'au 24 octobre, date de clôture de l'événement.
La Fiac, c’est 194 galeries et 3.500 artistes participants. Une sorte de "supermarché géant de l'art contemporain", qui a de quoi impressionner au premier abord. Mais si vous n’avez pas le porte-monnaie de Picsou, ne vous sentez pas mis à l’écart : nombreux sont les visiteurs qui ne viennent que pour regarder, et pas pour acheter. D’autant que si vous n’avez pas été invité, vous aurez déjà dépensé 29 euros rien que pour rentrer...
Rendez-vous de spécialistes, la Foire internationale d'art contemporain est aussi un événement grand public, qui assume ce statut. Les néophytes aiment admirer les dernières créations et simplement se laisser surprendre.
Et si vous voulez investir, vous trouverez peut-être des œuvres à votre portée. Certaines créations tirées à plusieurs exemplaires peuvent être abordables et, crise aidant, nombreux sont les galeristes qui proposent un échelonnement des paiements.
La FIAC et l’art contemporain ont un effet désinhibant. Contrairement aux tableaux de grands maîtres, vous avec le droit de détester les œuvres, et en plus de le dire. Alors ne vous en privez surtout pas…
Si les galeries exposent au Grand Palais ou dans la Cour carrée du Louvre, des œuvres monumentales ont également été installées dans le jardin des Tuileries. Par exemple, un arbre blanc du Suisse Ugo Rondinone trône en ce moment au beau milieu d'un bassin, et un Mikado géant, aux couleurs de l’Amérique, a été planté sur une pelouse...
Le b.a.ba quand on se rend à la FIAC, c’est de connaître quelques noms à citer. Sachez donc qu’Anish Kapoor est une plasticienne britannique d’origine indienne. Lorsque vous pénétrerez dans le Grand palais, et que vous verrez un immense serpent blanc, le "slug", vous pourrez donc au moins en citer l’auteur. Ajoutez aussi son prix de 1,6 million de livres, vous aurez alors l’air bien informé. Parmi les autres stars incontournables du milieu, vous pouvez citer pêle-mêle Damien Hirst, Jeff Koons ou Richard Serra.
Si vous êtes un habitué des tableaux très figuratifs et classiques, essayez d’ouvrir au maximum votre esprit. Un espalier de trois mètres de haut, avec des cuillères en bois et en argent qui pendent d’un fil d’acier peut être une œuvre d’art. Il s’agit de "Like birds on high voltage wire", une installation de Mircea Cantor. Vous pourrez aussi vous extasier devant les petites mappemondes froissées de Latifah Echkhch, à 5.000 euros pièce tout de même. Relâchez un peu la pression, et laissez-vous séduire... (Source Europe 1)
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